Vestiges de la préhistoire

Allée couverte de l'abbaye Notre-Dame du Val

La trace la plus ancienne de la présence de l'homme sur le site de Mériel remonte à l'époque paléolithique, autrement dit dès la première époque de la préhistoire qui se caractérise par les outils en pierre taillée. Cette période dura plusieurs centaines de milliers d'années.

C'est au cours d'un sondage effectué en 1927 dans les carrières de l'abbaye Notre-Dame du Val que fut découvert un crâne de type Néandertal assez bien conservé. L'homme de Néandertal vivait à l'époque de la quatrième et dernière glaciation. Plus proches de nous, des vestiges de l'époque néolithique furent découverts : deux allées couvertes mises au jour en 1853, puis en 1903.

L’origine de la civilisation néolithique remonterait à 10 000 ans avant J.-C. Les vestiges retrouvés appartiendraient au néolithique final, c’est-à-dire à une période s’étendant de 2000 à 1700 ans avant J.-C. Ce sont les hommes du néolithique qui progressivement remplacèrent la pierre taillée par la pierre polie pour la fabrication de leurs outils. Cette civilisation laissera place à celle du bronze.

L’allée couverte de l’abbaye Notre-Dame du Val

Elle fut découverte en 1853 dans une parcelle de la forêt de L’Isle-Adam. Le lieu précis est incertain, mais il pourrait s’agir de la frange sud que défricha François-Emile Leemans qui avait à l’époque obtenu l’autorisation de construire une ferme à cet endroit. Cette ferme est devenue le manoir des propriétaires du domaine de l’abbaye Notre-Dame du Val. Quant à l’allée couverte, il est possible que son emplacement se situe dans ce que l’on nomme aujourd’hui le Parc.

C’est en labourant le sol qu’un ouvrier mit au jour l’allée couverte. Cette dernière mesurait à l’intérieur 6 m de long sur 0,90 m de large et 1,40 m de haut. Les parois étaient en pierres sèches et la fosse recouverte de quatre dalles de grès. Le sol était pavé de dalles de calcaire. L’entrée de cette chambre sépulcrale se trouvait fermée par une dalle de grès dressée munie d’une ouverture qui permettait le passage d’un homme. Deux cloisons transversales divisaient la chambre en trois compartiments qui contenaient de nombreux ossements dont un squelette entier et plusieurs crânes qui furent déposés au Museum.

L’allée couverte de Mériel

Une chambre mégalithique est découverte le 25 novembre 1903 lors des travaux de fondation d’un pavillon situé au 159 Grande Rue (aujourd’hui 95 avenue Victor Hugo). M. Gaston Crépin, habitant Mériel et intéressé par l’archéologie, obtient du propriétaire l’autorisation d’effectuer des fouilles. Celles-ci mettent au jour une allée couverte de 3,80 m sur 1,60 m environ. La hauteur était de l’ordre de 1,60 m. Mais la précision est rendue difficile par la disparition des dalles de couverture de la chambre. Un dallage recouvrait le sol. M. Altier, le propriétaire des lieux, se souvient avoir enlevé à cet endroit en 1895 une grande dalle de grès pour servir de passerelle sur le ru du Montubois.

La sépulture collective contenait les ossements d’environ 70 individus dont un des crânes, féminin, portait une trépanation. Tous ces restes humains furent envoyés au laboratoire du Musée de l’Homme à Paris, mais ont depuis disparu.

Ce type d’allée mégalithique serait l’oeuvre d’un peuple prospecteur d’ambre et de métaux, surtout l’étain. C’était un peuple de marins à la civilisation avancée, à la fois prospecteurs et marchands. La théorie qui prévaut actuellement veut que ce peuple vienne de la façade Atlantique de la Scandinavie.

Gaston Crépin estimait que l’allée couverte devait se poursuivre au-delà des travaux de fondation de la maison en construction. Malheureusement, il n’obtint pas la permission du propriétaire pour continuer les fouilles. Cette allée couverte a totalement disparu. Quelques photographies en ont été prises.

En 1965, André Leberre, ancien maire de Mériel, découvre un squelette en creusant un trou de deux mètres de profondeur dans son jardin du lotissement du Bois-du-Val pour y créer un puisard. Ces vestiges humains furent datés de 4000 ans environ par le médecin convoqué par la gendarmerie. Il devait certainement s’agir d’un homme du néolithique. La tombe était constituée par un ensemble de pierres assemblées pour former un sarcophage. La tête était tournée vers l’est. Les ossements furent rassemblés dans une boîte et déposés dans la fosse commune du cimetière nouveau.

 

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