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Gaby Basset

Fille d'une couturière à domicile, elle débuta elle aussi sa vie professionnelle comme arpète dans la couture.

Eclatante de gaieté, débordante de vitalité, dotée d'une très jolie voix et d'un physique très agréable, sa nature devait la conduire vers une tout autre carrière. Par ses chansons, ses pitreries, elle divertissait ses camarade de travail. Ses patrons pourtant n'appréciaient pas. Un jour, alors qu'elle distrayait l'atelier de couture en chantant et mimant sa chanson préférée "Je cherche après Titine", elle fut priée d'aller la chercher ailleurs !

C’est en accompagnant une amie danseuse aux répétitions à la Cigale, le célèbre café-concert de Montmartre où Ferdinand Gabin, père de Jean, anima les revues pendant plus de 17 ans, qu’elle rencontre sa chance. Une danseuse de la troupe est manquante.

Sur scène, au cours de l’exécution d’un french cancan, ses pieds s’accrochent dans le tapis. Chute, crise de larmes... elle crut sa carrière terminée. Mais le public éclata de rire et applaudit. On demanda alors à Gaby de continuer et de recommencer tous les soirs le même gag.

Jean Gabin avait à peine 20 ans lorsqu’il rencontra Gaby Basset.

Ce fut le grand amour, des jours de bonheur partagés entre la scène, une modeste chambre d’hôtel rue de Clignancourt à Montmartre et la maison des Moncorgé à Mériel. Ils aimaient se promener dans la campagne où Jean avait passé son enfance.

Gaby Basset remporta un grand succès aux côtés des Gabin, père et fils, dans l’opérette "Trois jeunes filles nues".
Jean partit ensuite pour le service militaire, fusilier marin à Lorient. C’est alors qu’ils décidèrent de se marier. Le père de Jean ne voulant pas la laisser seule l’invita à résider à Mériel. Le service militaire terminé, Jean Gabin et Gaby Basset partent pour une tournée théâtrale au Brésil.

Ensuite, ce fut le divorce. Peut-être avaient-ils décidé de poursuivre séparément leurs carrières respectives ? Ils restèrent cependant toujours liés par une affectueuse amitié. On les retrouve réunis en tête de distribution dans le premier film de Jean Gabin, "Chacun sa chance". Elle poursuivit sa carrière avec succès à travers revues et opérettes. Elle est aux côtés de Jean, devenu le grand Gabin, dans la distribution de films à succès comme "Le Port du désir", "Leur dernière nuit", "Touchez pas au grisbi", "Le Rouge est mis", "Archimède le clochard", "Rue des prairies"...

Après leur divorce, elle revint souvent séjourner à Mériel auprès de sa grande amie Madeleine Poësy, soeur aînée de Jean. Elle garde un souvenir chaleureux des années de bonheur passées dans notre village qu’elle aime. Et c’est toujours avec joie qu’elle vient nous rendre visite.